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Le projet Guatemala

Virginie, volontaire pour le projet Guatemala en mission d'accompagnement.

           Le premier projet PBI Guatemala a vu le jour en 1983. Après 36 ans de conflit armé (1960-1996), l’espoir renaît avec la signature des Accords de Paix de 1996. Dans un climat qui semble apaisé, PBI sort du pays.  Mais très vite, devant le manque d’espace politique et social, les demandes d’accompagnements des organisations civiles affluent et PBI ouvre un deuxième projet dès 2003.

          400 volontaires se sont succédés pour la protection des défenseurs et défenseuses des droits humains engagés pour la paix, des victimes et témoins d’actes violents, des avocats, des syndicalistes, des communautés indigènes, des réfugiés internes retournant sur leurs terres, des leaders paysans.

Le site du projet


PBI accompagne quotidiennement 12 associations guatémaltèques de défense des droits de l'Homme. 

Organisations accompagnées

Fondée en février 2004, cette association de défense des droits des femmes autochtones compte aujourd’hui 75 femmes issues de 15 communautés Xinkas différentes de la localité de Santa María Xalapán, dans le département du Jelapa. Active aussi bien au niveau local que national, cette association agit pour la promotion des droits des femmes, la revitalisation de leur identité ethnique ainsi que la défense du territoire Xinka, via notamment la défense des ressources naturelles et la surveillance des activités de l’industrie minière et pétrolière dans la région.

Depuis juillet 2009, PBI accompagne AMISMAXAJ après que des membres de l’association ont été victimes de menaces de mort en raison de leurs activités.

Découvertes de manière fortuite en 2005, ces archives comptent près de 80 millions de documents historiques de la Police nationale, depuis sa création en 1881 jusqu'à sa fermeture en 1997. Après une première phase de travaux menés par la Défenseur des droits de l´Homme pour récupérer les documents et créer les conditions d'accès du public aux informations qu'ils contiennent, les efforts ont porté, depuis 2010, sur l'institutionnalisation des Archives afin d’assurer un accès public permanent. Aujourd'hui, l’AHPN fait partie des Archives générales d'Amérique centrale, dont la propriété et le contrôle relèvent de la responsabilité du ministère de la Culture du Guatemala. L’AHPN fonctionne uniquement à partir de dons et fonds de la coopération internationale.

Depuis sa création en 2003 à Zacapa, cette association œuvre pour la protection de l’écosystème de la montagne Las Granadillas, où se situent les principales réserves en eau et diversité naturelle de la région. L’un des objectifs de l’association est de parvenir à une reconnaissance de la montagne comme zone protégée. APMG s’est, par conséquent, opposée régulièrement à de nombreux intérêts économiques en dénonçant notamment l’exploitation forestière illégale, la déforestation ou encore l’empêchement des populations locales à accéder aux ressources en eau. Les membres de l’association ont été confrontés à toutes sortes de persécutions et menaces, raison pour laquelle PBI accompagne APMG depuis août 2008.

Créée en 2008 avec pour mandat la défense de la vie, de la Mère Nature, de la terre et du territoire, l’association œuvre pour la défense et la promotion des droits collectifs des peuples autochtones, mais aussi pour les droits à l’eau, à la terre et plus généralement pour les droits économiques, sociaux, culturels et environnementaux.

Ces derniers mois, les membres du CPK ont fait l’objet de menaces qui les ont conduits à présenter plusieurs demandes d’observation internationale et de missions ponctuelles d’accompagnement de la part de PBI depuis le début de l’année 2013.

La CCCND a pour mission la formation et l'information des communautés rurales sur des sujets liés à l'économie rurale, à l'environnement, et aux droits, en coordination avec d'autres organisations de la région. Dans le cadre de ce travail, la CCCCND favorise la création d’espaces de dialogue avec les communautés ayant pour objet l'évaluation et l'analyse des effets sur l'environnement et les économies locales des projets de développement prévus pour la région, tels que les centrales hydroélectriques ou plus récemment le projet du Canal interocéanique du Guatemala. L’association œuvre dans plusieurs municipalités de l'est du pays (Jocotán, Chiquimula, Camotán, Olopa et San Juan Ermita), dans le département de Chiquimula.

PBI accompagne cette organisation depuis 2009. Plusieurs de ses membres ont fait l’objet de menaces et d’intimidations, y compris des menaces de mort, en raison de leur travail dans les communautés.

Fondée par des femmes veuves au moment de la guerre civile, le travail de l’association s’inscrit aujourd’hui dans une mission plus large de défense de la mémoire historique et de recherche de la justice et de la dignité, en effectuant notamment des exhumations des restes des victimes du conflit armé interne, en particulier dans les départements du Quiché, de Chimaltenango et de la Verapaz. Ce travail engendre parfois des tensions dans les communautés rurales, où cohabitent souvent victimes et auteurs de crimes. Au cours des dernières années, des menaces ont été proférées dans le but d’empêcher le travail de l'organisation et de ses membres. PBI accompagne l’association depuis août 2003.

Créé le 14 janvier 2009 par les communautés de la municipalité de Cunén, dans le département d'El Quiché, le Conseil a pour mission la défense de leurs territoires, des ressources naturelles et des droits de l'Homme. PBI a commencé à accompagner ce conseil dès février 2010, en raison des risques pour la sécurité des membres du Conseil.

Avocat et défenseur des droits de l’Homme, Edgar Pérez Archila œuvre pour la défense de la justice et la lutte contre l'impunité. Il travaille notamment sur les massacres commis pendant le conflit armé interne, et autres violations des droits de l'Homme commises dans le passé et le présent. Edgar Pérez Archila a reçu plusieurs prix pour son travail, parmi lesquels le Prix de l’Association des membres du barreau américain (ABA) et la Médaille du Gouverneur général du Canada. En raison du caractère très médiatisé des litiges sur lesquels il travaille, Edgar Pérez Archila est confronté à d’importants risques pour sa sécurité. PBI l’accompagne depuis août 2010.

Douze communautés mayas kaqchikeles de la municipalité de San Juan Sacatepéquez se sont impliquées dans la défense du territoire et des ressources naturelles de la région. Le retrait définitif de l'armée et le respect des droits de ces communautés en vertu du droit national et international sont au cœur de leurs revendications. En raison des menaces et des persécutions de plusieurs membres de ces communautés, PBI les accompagne depuis 2009.

Fondée en 2004 avec pour objectif de promouvoir la sécurité des défenseurs des droits de l'Homme au Guatemala et contribuer à la protection de leurs espaces de travail, cette association apporte un soutien quotidien aux avocats et défenseurs qui se trouvent menacés, à travers un travail d'information, de formation, de suivi et de soutien psychologique. Depuis 2007, PBI collabore étroitement avec l’UDEFEGUA.

Depuis 2010, les habitants des municipalités San José del Golfo et San Pedro Ayampuc mènent une résistance pacifique pour faire entendre leur désaccord sur les projets miniers dans la région. En mars 2012, les habitants ont décidé de bloquer l'entrée d’une mine et d'installer un camp de protestation à La Puya pour s’opposer à un projet d’exploitation minière : El Tambor. En septembre 2012, la Commission guatémaltèque des droits de l'Homme a déclaré les deux communautés lauréates du Prix des défenseurs de droits de l'homme Alice Zachmann.

L’UVOC est une organisation autochtone et paysanne qui concentre ses efforts sur la défense et la promotion de l'accès à la terre pour la population rurale dans les départements de l’Alta et Baja Verapaz. Entre autres activités, l’UVOC fournit des conseils à de nombreuses communautés rurales sur la légalisation de la terre, et les accompagne dans leurs efforts pour défendre leurs droits fonciers en dénonçant notamment les expulsions et violences commises à l’encontre des communautés. PBI accompagne l’UVOC depuis 2005, après que certains de ses membres ont été victimes de menaces de mort, et diverses formes d'intimidation et de persécution.

 

 


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    Témoignages

    "A Ayutla, nous sommes vulnérables face au pouvoir de l’État de menacer, intimider ou nuire à un défenseur des droits humains. La présence de PBI nous donne de la force, nous savons que nous ne sommes pas seuls."
    Alejandro Ramos Gallegos, Centre de droits humains de la Montaña Tlachinollan, Guerrero, Mexique

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